ou comment s’est refermé le rapport noir des espions d’Israël

Editorial du mois de septembre 2016

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Classé dans les dossiers noirs : vous connaissez certainement le fameux rapport des 12 espions.

Il est  à l’origine des pages les plus sombres de l’histoire d’Israël. Quelques phrases ont bouleversé en quelques minutes la vie de centaines de familles, hommes, femmes et enfants.

Mais, au fait, savez vous comment ce dossier a été refermé ?

Les conclusions du rapport ? (Nombres 13-17 à 14-10)

  • Ce peuple est plus fort que nous : nous ne pouvons pas y aller
  • Ce pays dévore ses habitants
  • Il y a des géants et nous sommes comme des sauterelles devant eux

Pourtant, ça avait bien commencéIl y avait la description du lait et du miel qui coulaient partout dans le pays, et ces fruits aussi impressionnants qu’appétissants.L’histoire raconte que l’assemblée s’est mise à pousser des cris et que l’on entendait pleurer partout pendant toute la nuit. A croire que l’on n’était pas si mal, finalement, sous le fouet des égyptiens…

Et puis les choses ont dérapé.

On a commencé à critiquer Moïse et Aaron. C’est bien connu : tout est de toujours de la faute des responsables. On s’est même dit que ça irait mieux en changeant de chef et que le mieux était de lapider les dirigeants actuels.

Pendant ce temps là, les géants étaient tranquilles.

Avaient-ils un sourire moqueur au coin des lèvres ?

Au milieu de ce tumulte, une voix a essayé de se faire entendre : « montons, emparons du pays, car nous y serons vainqueurs ! » C’était Caleb et son ami Josué.

A croire qu’ils n’avaient pas visité le même pays.

En fait les autres avaient visité un pays à prendre, Caleb et Josué ont visité le pays que Dieu leur donnait.

Ce n’est pas tout à fait pareil.

Comme quoi…

Et c’est à 85 ans seulement que Caleb obtiendra sa terre.

40 ans de perdus. A cause des autres. Il y a de quoi finir aigri et grincheux.

Mais Caleb est toujours aussi frais, il n’est ni revanchard, ni nostalgique.

Il est animé d’un autre esprit.

« La classe », diraient les jeunes d’aujourd’hui.

Et c’est en une seule petite phrase que le dossier des espions sera refermé dans Josué 15-14 : « Caleb en chassa les trois fils d’Anak : Scheschaï, Ahiman et Talmaï ». 40 ans à tourner en rond réglés en une douzaine de mots !

« Tout ça pour ça ! » a-t-on envie de dire…

Les noms de ces géants « blanchâtre, frère d’un don, et ornière » évoquent ce qui est devenu terne, ce qui est de la fausse consécration et les raisonnements limitants. 3 noms qui expliquent le défaitisme.

Et Caleb, dont l’Esprit était vraiment admirable, une fois les géants chassés, va se prendre pour héritage Hébron.

Cela signifie « unité ».

Caleb est un noble.

René Delattre

Coordinateur national des ADD