Catherine et René DELATTRE

L’année 2016 a été l’année des décisions historiques pour les ADD. C’est un grand virage. En effet, les pasteurs ont voté à une large majorité la vision M², et la création d’un poste à plein temps, celui de coordinateur national. Plus de 70% des participants se sont exprimés favorablement ! C’est avec cette même unanimité que ce poste a été attribué au pasteur René Delattre. C’est la première fois en 80 ans que les Assemblées de Dieu se dotent d’un permanent pour leur fonctionnement. ce qui se pratique couramment dans la plupart des unions évangéliques n’existait pas dans le plus grand mouvement de France !

René Delattre, au Congrès de Mars 2016, vous êtes devenu le premier coordinateur national des ADD, parlez-nous de votre parcours.

Il y a exactement 40 ans, le Seigneur a changé notre vie, à Catherine, et à moi-même. Mon appel pour le ministère a été très clair et je suis pasteur depuis 35 ans.

– Nous croyons savoir que votre parcours est atypique…

Dès le début, nous nous sommes consacrés à la jeunesse, mais l’église a toujours été notre priorité.

Comment en êtes-vous arrivé à aujourd’hui ?

– Il y a une vraie logique dans mon parcours. Avoir travaillé au sein des églises, mais aussi des centres de vacances, ou d’un département national des ADD et récemment dans le cadre du CNEF, m’a rempli du désir de me consacrer pour ma famille spirituelle.

– Une longue formation, mais que viennent faire les colos au milieu de tout cela ?

Pendant 18 ans, avec Catherine, nous avons dirigé le Coteau Fleuri. L’été, il y avait une semaine « forte » où des prédicateurs étaient invités. Beaucoup d’entre eux ont révolutionné mon ministère et ma vision.

Alors, c’est une suite de rencontres et de circonstances qui vous ont amené là ?

Pas seulement. Il y a des paroles très précises, que je ne comprenais pas trop jusqu’ici, notamment le verset qui est à la base de ma conversion, (Ez 22:30 « je cherche un homme »). Aujourd’hui, je peux confirmer que ces paroles étaient inspirées par celui qui sait tout !

Il y a donc eu une direction. Comment voyez-vous vos nouvelles fonctions ?

J’habite un village de l’Aude, au milieu des vignes, et j’aime m’y promener. Une vigne est faite de 3 éléments : un cep, un sarment et un piquet pour la maintenir. Quelle est la priorité : le piquet ou les sarments ? Je pense que les choses administratives ont leur utilité dans notre mouvement, mais le plus important restera toujours la grande mission de l’église, qui est d’aller par tout le monde.

C’est beau, mais ça veut dire quoi ?

Des églises qui évangélisent, qui implantent de nouvelles églises, avec, en leur sein, des disciples authentiques, conduites par des pasteurs en bonne santé. Cela veut dire aussi travailler davantage avec les églises locales.  Cela amènera à revoir la formation des ouvriers, à considérer l’existence des différents ministères, à impliquer davantage les CA dans les grandes décisions, à avoir un solide programme national de prière et de jeûne…

M² donne envie…

Nous allons travailler pour les dix ans à venir avec des objectifs d’implantation, de formation et de mutualisation. Nous avons lancé cette année le défi mensuel de prière et la semaine nationale de prière. Les grands congrès nationaux ont évolué en permettant aux participants de se tenir davantage devant Dieu ensemble.

Vous devez être rempli de joie de ce qui vous arrive

Je suis reconnaissant. Au Seigneur, bien sûr, mais aussi à tous ceux qui m’ont accordé leur confiance. Mon côté « entreprenant » n’a pas toujours été rassurant. Je n’ai jamais cherché à être consensuel. Mais j’ai trouvé sur mon chemin des personnes et un mouvement qui m’ont permis de m’exprimer. Aujourd’hui, je suis un pasteur épanoui et heureux, sans frustration, sinon celle de n’avoir pas encore vu mon pays s’embraser pour Jésus. Je veux accomplir la tâche qui m’est confiée avec sérieux, avec humilité et avec courage.

Un dernier mot ?

Un texte qui est d’une grande actualité : 2 Chronique 7 :14 « si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, — je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays ». L’Evangile est l’avenir de notre pays. Le message de Jésus, est assez puissant pour changer une nation. Il faut que l’église se lève !

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