Noblesse d’esprit

ou comment s’est refermé le rapport noir des espions d’Israël

Editorial du mois d’avril 2017

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Classé dans les dossiers noirs : vous connaissez certainement le fameux rapport des 12 espions.

Il est  à l’origine des pages les plus sombres de l’histoire d’Israël. Quelques phrases ont bouleversé en quelques minutes la vie de centaines de familles, hommes, femmes et enfants.

Mais, au fait, savez vous comment ce dossier a été refermé ?

Les conclusions du rapport ? (Nombres 13-17 à 14-10)

  • Ce peuple est plus fort que nous : nous ne pouvons pas y aller
  • Ce pays dévore ses habitants
  • Il y a des géants et nous sommes comme des sauterelles devant eux

Pourtant, ça avait bien commencé (suite…)

Le plus grand combat : celui de votre vie

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Quand Dieu n’arrive pas à vaincre un homme…

Editorial du 1er Mars 2017

Par Daniel Pottier

Genèse 32:24

La vie de Jacob a été riche en expériences en tous genres. S’il a certainement  beaucoup appris de chacune de ces péripéties, l’une d’elles l’a complètement transformé !

Savez-vous que le plus grand combat que nous avons à mener, est le combat contre nous-mêmes ?

Cette nuit là était bien particulière. La journée avait été bien chargée : Jacob se préparait à retrouver son frère, Esaü.

Il avait bien pris soin de calculer chaque détail de ce rendez-vous pour que son frère soit apaisé envers lui. Il faut dire que Jacob est un bon calculateur. C’est d’ailleurs certainement pour cela qu’il s’appelle Jacob. Le trompeur, le supplanteur.

Mais ce qui était à ses yeux une force qui agissait à son avantage, était en réalité une grande faiblesse. Cela empêchait même le plan de Dieu de se réaliser dans sa vie.

Il est parfois troublant de constater à quel point la Bible est précise sur la nature humaine.

Sur notre nature.

Dieu ira lui-même à sa rencontre pour lutter avec lui. Et nous découvrons cette chose étonnante : Dieu lutte avec un homme qu’il ne peut vaincre !

voyant qu’il ne pouvait le vaincre” (Gen 32:25)

Quelle belle leçon !

Lorsque des hommes luttent entre eux, chacun veut faire de l’autre un vaincu.

Lorsque Dieu lutte avec un homme, c’est pour faire de lui un vainqueur.

Tant que Jacob résistait, Dieu ne pouvait rien. Jacob avait peut-être l’impression de gagner, mais il se rend vite compte que cela ne lui rapportera rien.

Alors, il capitule.

Et il gagne.

Son identité change. Le Jacob devient Israël, le vainqueur de Dieu.

Un homme transformé qui se souviendra à chaque pas qu’il fera désormais qu’une volonté brisée est le trophée le plus précieux d’une vie réussie. (il a été frappé à l’emboiture de la hanche)

Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé: O Dieu! tu ne dédaignes pas un coeur brisé et contrit. Psaume 51 :18

Cher ami, vous qui lisez ce texte, il vous faut comprendre qu’en résistant à Dieu, à ce qu’il vous demande, vous construisez votre défaite, l’échec de votre vie toute entière. En vous laissant vaincre par lui, en capitulant devant sa volonté, c’est votre personne toute entière qui en sera transformée avec, à la clé, la joie parfaite des vainqueurs.

Mobilisation pour la prière

Il y a 25 siècles !

Par Daniel Demeestere.

Assuérus, roi de Perse : c’était il y a plus de 25 siècles. Une autre époque.
Son premier ministre, un dénommé Haman, venait d’obtenir la signature d’un décret d’extermination de tous les juifs qui se trouvaient en Perse… Autre époque ?
Pourtant, tous les juifs n’étaient pas logés à la même enseigne.
Une certaine Esther était même devenue la favorite du roi. Pour elle, tout n’était que privilège, confort et sécurité. Les choses auraient facilement pu évoluer vers un génocide sous le regard indifférent ou impuissant de la jeune juive. Mais c’était sans compter sur un cousin audacieux et consacré qui lui servait aussi de mentor.
Mardocchée insiste et insiste encore. Il finit par lui faire prendre conscience que, si elle est devenue la reine, c’est pour un temps comme celui-là. Que va-t-elle faire ? Va-t-elle donner des ordres ? Va-t-elle user de son influence ? Rien de tout cela.
Esther va commencer par une démarche spirituelle : elle va jeûner pendant 3 jours avec quelques-unes de ses servantes. Et, sous l’impulsion de Mardocchée, son exemple sera suivi dans les 127 provinces du pays. Rien que ça ! Des milliers d’hommes et de femmes, de tous âges, se consacrent au jeûne et à la prière pour voir Dieu intervenir.
Voilà un bel exemple de multiplication !

Cet exemple est applicable aujourd’hui. L’ennemi de nos âmes, tel Haman, cherche à égorger et à détruire. Il a décrété la perte de l’humanité. Le Saint-Esprit, tel Mardocchée, insiste pour que l’église ne soit ni indifférente, ni impuissante, mais qu’elle se lève pour chercher la face de Dieu en faveur du pays.

Etes-vous partant ?

 

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Voeux 2017 : du réchauffement et des éternuements de vie !

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Le bâton

Editorial du 1er janvier 2017

Le serviteur avance d’un pas décidé. Il tient le bâton comme s’il l’avait toujours en en mains, mais aussi pour qu’on le voie. C’est le bâton du prophète. Il a vu ce qu’il était capable de faire avec. Et ça n’a pas l’air bien compliqué.

Il continue son chemin, sûr de sa mission.

Il a bien envie de saluer tout le monde. Ses connaissances, ses amis, ses proches, car il a, comme on dit, un réseau social. Et puis ça leur permettrait de voir qu’il a le bâton. Mais le prophète lui a bien recommandé de ne pas le faire.

Il ne comprend pas bien : un peu de buzz au nom de l’Eternel, ça ne peut faire de mal.

Il arrive sur les lieux. Un enfant est allongé : mort. Une femme est là : désespérée.

Mais il est là, avec le bâton. Il l’applique, il attend. Rien. Ni voix ni signe d’attention.

Et là, Guéhazi, car c’est de lui qu’il s’agit, vous l’avez compris, va faire quelque chose de bien.

Il aurait pu donner toutes sortes d’explication à la maman éplorée : interprétations, théologiques, discours sur la consolation, sur l’acceptation de l’épreuve, foi imparfaite de cette femme… Tout ce qui aurait conduit à la résignation sainte devant cette absence de manifestation de la puissance divine.

Il aurait pu entretenir son image de « l’homme au bâton », en maquillant le véritable résultat de tous ses efforts. Après tout, son nom signifie « vallée de la vision », il pourra toujours faire quelque chose avec ça…

Mais non. Guéhazi ne se résigne pas. Dieu est puissant. Dieu est tout-puissant. Il faut que quelque chose se passe.

Alors il revient en arrière et retourne là d’où il est parti : chez le prophète, Elisée.

Il rapporte ce qui s’est passé : « l’enfant ne s’est pas réveillé »

Et là Elisée intervient. Il fait le chemin, se rend chez la femme.  Il entre dans la chambre, il ferme la porte derrière lui et se couche sur l’enfant mort. Pour l’époque, c’était assez choquant. Elisée n’était pas l’homme des sentier battus.

Le cadavre se réchauffe. Ce n’est pas suffisant : Elisée persévère. Il sort, il rentre. Finalement, l’enfant se met à éternuer et revient miraculeusement à la vie.

Le prophète appelle alors son serviteur. Guéhazi a dû se dire qu’il a bien fait de revenir sur ses pas et de confesser son manque de puissance.

En voyant l’enfant vivant, il certainement compris que ce n’est pas une affaire de bâton.

Nous souhaitons à chacun une excellente année 2017. Notre prière est que l’Eglise aille de l’avant. Même, si elle doit se débarrasser de ses bâtons d’illusion pour faire les demi-tours et les confessions d’impuissance nécessaires.

Puisse l’histoire de ce Guéhazi nous conduire vers la simplicité, l’engagement, la compassion, la prière et la persévérance, à l’instar d’Elisée !

En 2017, nous voulons voir du réchauffement et des éternuements de vie !

La multiplication fait rêver !

Editorial du mois de décembre 2016

Après 3 années de réflexion et une déci­sion prise en Congrès national en mars 2016, les Assemblées de Dieu sont main­tenant entrées dans la vision de multipli­cation appelée M².

M2-02

« Multiplication »… Un mot qui, pour beaucoup, rappelle la mélodie méca­nique des tables que nous récitions sur les bancs de l’école primaire.

Mais il y a bien plus.

La multiplication existe dès les origines, avec le fameux « croissez et multipliez » (Genèse 1/22).

Nous la retrouvons également tout au long de l’Ancien Testament avec les promesses répétées faites au peuple d’Israël : « Je te multiplierai à l’in­fini » (Proverbes 29/2).

La multiplication est la marque exclusive de ce qui possède un souffle de vie.

Non seulement elle est le principe de croissance des êtres vivants, mais aussi celui de l’Église.

Nous le voyons dans les Actes des apôtres. Mais c’est aussi ce que qui est contenu dans l’ordre de Jésus « Allez, faites de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28/19) et dans bien des textes écrits par l’apôtre Paul.

2×2 = 4,

4×4 = 16,

16×16 = 256…

La multiplication fait rêver !

Mais nous commettrions une grave erreur de penser que la vision pour­rait se réaliser par l’application méca­nique d’une méthode.

En réalité, M² est un appel à un retour aux choses fondamentales. Et comme dans les Actes des apôtres, tout com­mence par la prière !

Chrétiens de tous âges, pasteurs, Églises, nous voulons nous rapprocher encore plus du Seigneur, de son enseignement et nous mobiliser tous ensemble pour voir se lever un peuple de disciples au­thentiques, de ministères puissants et d’Églises qui donnent naissance à de nouvelles Églises.

Nous vous souhaitons bonne lecture !

Daniel POTTIER

Président de la FNADF

Daniel Pottier est le pasteur principal de l’Assemblée de Dieu de Lille Métropole, une église en plein développement. Depuis plusieurs années, il est le président de la fédération Nationale des AD. Avec Patricia, son épouse, ils s’impliquent ensemble avec beaucoup d’enthousiasme dans l’oeuvre de Dieu.

Etre pentecôtiste : est-ce parler en langues ?

Parler en langues, est-ce être pentecôtiste ?

Editorial du mois de Novembre 2016

shining dove with rays on a dark golden background

 

A Jérusalem, le jour de la Pentecôte, chez Corneille, à Éphèse, les disciples ont parlé en langues lorsqu’ils ont été remplis du Saint-Esprit. C’est ce qui  fait dire que c’était là le signe initial du baptême du saint-Esprit.

Au XXème siècle, alors que cette manifestation se répandait un peu partout, on a appelé les chrétiens ayant expérimenté le baptême du Saint-Esprit “les Pentecôtistes”.

Mais le Pentecôtisme se limite-t-il à la glossolalie ? (suite…)