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“Ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite, l’autre à gauche” (Luc 23/33).

“Ils le crucifièrent là.” Seulement quatre mots, mais quelle somme de souffrances, et quelles souffrances !
Cicéron a défini la crucifixion comme “le châtiment le plus cruel et le plus odieux qui soit” et Origène la qualifie de “suprême infamie.”
Le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible du Docteur en Théologie Alexandre Westphal dit ceci sur la crucifixion : “Les récits évangéliques au sujet de ce supplice enduré par Jésus sont en accord avec les enseignements de l’histoire profane relatifs au crucifiement. Aussitôt après la sentence, le condamné était battu de verges jusqu’au sang. Pilate fit infliger ce flagellum à Jésus avant l’exécution (Jean 19/1) pour tenter de donner, par un compromis, satisfaction à la haine des Juifs (Luc 23/32).

Le supplicié était alors chargé de la poutre transversale (patibulum) de la croix et, sous ce fardeau, il marchait encadré de soldats, généralement au nombre de quatre, jusqu’au lieu du supplice qui était toujours hors de la cité (Hébreux 13/13). Sur le lieu de l’exécution, le condamné était dépouillé de ses vêtements qui devenaient le butin des soldats (Matthieu 27/35). Il était alors étendu à terre, sur le dos, les épaules et les bras allongés sur le patibulum ; on lui fixait les mains sur cette poutre avec des cordes ou plus souvent avec des clous, et on hissait le supplicié au haut du poteau vertical qui restait fiché en permanence en cet endroit maudit.

La partie centrale du patibulum était engagée dans l’encoche taillée à cet effet au haut de la poutre verticale. Celle-ci portait à mi-hauteur une cheville de bois (sedile) qu’on faisait enfourcher au supplicié, pour le soutenir et pour empêcher que le poids du corps lui déchirât les mains (ou poignets) et provoquât sa chute. Les pieds étaient fixés en bas, à une faible distance du sol, par des cordes ou des clous.

Jésus fut cloué sur la Croix. Jean 20/25 cite cette parole de Thomas : “Si je ne vois dans ses mains la marque des clous… je ne croirai point.”
On plaçait au-dessus de sa tête un écriteau où étaient inscrits le nom du supplicié et le motif de sa condamnation. On abrégeait souvent les souffrances du supplicié en lui donnant le coup de grâce, en l’espèce le crurifragium : on lui brisait les jambes.

Les deux brigands du Calvaire subirent ce traitement. On eût brisé les jambes de Jésus s’il n’eût été déjà mort. Un soldat constatant sa mort lui perça le flanc ; ”du sang et de l’eau” sortirent de sa blessure (Jean 19/34).

Extrait du livre « Jésus ce célèbre inconnu » p112 Auteur : Joël Chedru Editions Viens et Vois http://www.viensetvois.fr avec l’autorisation de l’auteur et de l’éditeur